Histoire de Juvisy

Histoire de Juvisy

Mentionnée dans l’histoire sous son nom actuel depuis le 16ème siècle, Juvisy-sur-Orge s’est construit une identité, remarquable par son patrimoine. Si la superficie de la ville ne laissait pas prévoir une telle richesse...

Mentionnée dans l’histoire sous son nom actuel depuis le 16ème siècle, Juvisy-sur-Orge s’est construit une identité, remarquable par son patrimoine. Si la superficie de la ville ne laissait pas prévoir une telle richesse, notre territoire recoupe à la fois art et architecture, et retrace l’évolution des usages et des techniques.

Si la Maison de Banlieue et de l’Architecture en est un peu la mémoire, il est important d’apprendre à mieux connaitre sa ville pour mieux y vivre. Si vous connaissez l’histoire des monuments les plus célèbres, comme celle de l’Observatoire C. Flammarion, certains lieux de Juvisy vous sont peut-être encore inconnus… 

Présentation des principaux événements qui ont marqué la vie et les transformations de Juvisy depuis son origine jusqu’à notre époque.

Origine du toponyme Juvisy

Selon Jules Quicherat, maître de l’école des Chartes, dans un écrit daté de 1880, Juvisy correspondrait au Métiosédum mentionné dans les Commentaires sur la Guerre des Gaules de Jules César.

Une version qui corrobore avec celle de l’abbé Lebeuf pour qui Métiosédum doit se lire Met-josédum. La première syllabe de Met-josédum ayant été abandonnée, il resterait Josédum qui aurait donné son nom à «un endroit appelé Gésédis ou Jésédis, sur l’Orge auprès de Juvisy, dans l’ancien pays de Josed ou Josas qui, plus tard, a formé l’un des doyennés de l’ancien diocèse de Paris.»

Au XII° siècle, on retrouve notre commune mentionnée dans divers écrits sous le nom de Givisi ou Gevesi. Le chancelier de l’Hospital, dans l’une de ses lettres mentionne Gévisium, la carte des postes de 1632 indique le nom de Justvisy.  

Dans une étude datée de 1873, Hippolyte Cocheris, archiviste et conservateur de la bibliothèque Mazarine, accorde une origine onomastique à Juvisy. Les seigneurs, lorsqu’ils achetaient un domaine ajoutait un suffixe à son nom pour baptiser leur terre. Le plus répandu était « iacum ». Juvisiacum serait selon cette logique le domaine de Juvinus. Cependant, Gésédis, Givisi et Gévési apparaissent bien avant Juvisiacum. Juvinus ne serait donc pas à l’origine du nom de Juvisy.

Selon toute vraisemblance, le nom de notre ville aurait bien pour origine le toponyme Jésédis  issu de Métiosédum mentionné par César, Juvisy dans sa forme contemporaine serait hérité des déformations successives de Jésédis, Gevisi puis Juvisi.   

Époque Préhistorique

Un important centre préhistorique existait autour de Juvisy. Des monuments importants (grottes, cavernes, menhirs) sont habités ou élevés par nos ancêtres en bordure de la Seine et de ses affluents. Un gros centre préhistorique s’étendait alors autour de Juvisy et englobait le territoire allant de Ris à Villeneuve-le-Roi.

Époque gallo-romaine

52 à 51 av J.C. : Notre commune de Juvisy est située dans l’ancienne contrée ou vécurent des peuplades primitives gauloises, les Galls tout d’abord, puis les Kimris (ou kymris) et plus tard les Parisii. Ces derniers occupaient un territoire comprenant aujourd’hui la ville de Paris et le département de la Seine, une partie de l’arrondissement de Pontoise, Sèvres, Palaiseau, Chevreuse, Limours, Corbeil et la fraction supérieure de celui d’Etampes.

Dans La Guerre des Gaules, Jules César évoque un site proche de Lutèce (Paris) appelé Metiosedum, qui pourrait correspondre à notre actuelle commune, certaines sources affirment qu’il pourrait également s’agir d’Athis quand d’autres affirment que ce nom renverrait plutôt à l’actuelle ville de Meudon.

52 av J.C. : Labienus, lieutenant de Jules César avançant sur Lutèce depuis Mélodonum (l’actuel Melun) est bloqué à Juvisy par un marais difficile à franchir et défendu par les Gaulois.

Les Francs

Ve siècle : Le pays est divisé en cantons. Juvisy fait partie de celui de Paris.

582 : L'Orge forme la frontière entre les royaumes de Paris (Chilperic) et le royaume des Burgondes (Gontran).

Les Capétiens

Début XIIe siècle : Sous le règne de Philippe Ier ou de Louis VI Le Gros, des moines bénédictins venus de Marmoutiers-les-Tours créent le village de Juvisy. Ils s’établissent au pied de la colline dominant l’Orge et la Seine et fondent un monastère et une chapelle. Le monastère occupait l’emplacement de l’ancienne mairie détruite par le bombardement de 1944. La chapelle quant à elle se trouvait en lieu et place de l’église actuelle. Les moines entreprirent le défrichement et l’assainissement des marais bordant les rives de l’Orge et de la Seine. AU fil du temps, quelques huttes

Vers 1304 : Les moines de Marmoutiers cèdent leurs droits aux Prieurs de Notre-Dame-des-Champs-lez-Paris.

Les Valois

1356 : Perrin du Chemin semble être le premier seigneur laïc de Juvisy.

1405 : Sous le règne de Charles VI (le roi fou), le duc d’Orléans (frère du roi) gouvernait quasiment seul. Le peuple de Paris se révoltait au sujet des impôts que le prince exigeait. Un moine, Jacques Le Grand, critiqua les affaires, scandales et disfonctionnement de la Cour, lors d’un prêche en présence de la reine. Le roi demanda à son tour à entendre le prédicateur, après quoi il affirma son souhait de remédier à la misère du peuple. Il convoqua l’ensemble des Princes de la maison de France afin de trouver un moyen de soulager la misère. Jean sans Peur, cousin du roi et Duc de Bourgogne se rendit à Paris à la convocation royale escorté de six mille gens d’armes. La reine et le Duc d’Orléans, effrayés, se retirèrent à Melun, laissant au duc de Bavière l’ordre d’y conduire secrètement le Dauphin et se frères. Le Dauphin escorté par le duc de Bavière, Tanneguy Duchâtel, Jean de Montaigu et le comte de Dammartin, prit la route de Juvisy.
À cette époque existait à Juvisy, dans le haut chemin de Lyon, à l’emplacement actuel de l’Observatoire Camille Flammarion, un vaste domaine comprenant des bois, des vignes, des terres et un colombier. Avant l’existence du palais de Fontainebleau cette demeure reçut les rois et les princes et était baptisée « Gîte royal ».
Jean sans Peur apprit cette fuite alors qu’il se trouvait au Louvre. Il s’empressa de rejoindre Juvisy à dos de cheval afin de ramener le Dauphin à Paris.

1423 : Le roi d'Angleterre confisque les terres et les biens de Jehan Du Puy,  Vicomte de Tremblay,  seigneur en partie de Juvisy, Athis-sur Orge et Mons.

1554 : Robert Hurault, seigneur de Juvisy, épouse Magdeleine de l'Hospital, sœur du grand Chancelier Michel de l'Hospital.

1563 : Le roi Charles IX s'arrête au "Gîte Royal" pour se rendre à Fontainebleau. Il accorde aux habitants qu’il y aurait à Juvisy deux foires par an aux deux fêtes de la Saint Martin aux mois de mai et de décembre et un marché le vendredi.

Les Bourbons

1598 : Henri IV et son ministre Sully s'arrêtent fréquemment au Gîte Royal de Fromenteau. C’est là que le roi de France apprit la trahison de Biron, gouverneur de Bourgogne qui complotait contre lui avec le duc de Savoie puis le roi d’Espagne.

1624 : Construction de l'Église paroissiale consacrée à Saint-Nicolas.

1630 : Antoine Rossignol des Roches, seigneur laïc de Juvisy, fait agrandir le château de Juvisy.

1632-1634 : Rossignol des Roches reçoit plusieurs fois Louis XIII à Juvisy.

21 janv. 1649 : Journée de Juvisy : l'armée de frondeurs et de bourgeois conduite par le Duc de Beaufort est stoppée à Juvisy par le prince Condé et le maréchal de Grammont.

1657 : Pour plaire à Louis XIV qui lui rendait souvent visite, Antoine Rossignol des Roches, fait dessiner  le parc des Grottes par le Nôtre. (Cette version est aujourd’hui contesté et de nombreux experts s’accordent à dire que le parc fût dessiner par des élèves de le Nôtre qui aurait repris ses croquis et non par le maître lui-même).

4 juillet 1674 : Rossignol des Roches est installé haut justicier de Juvisy.
Louis XIV accorde la haute justice de la paroisse pour le récompenser de ses services rendus en tant que conseiller.

1683 : Mort de Rossignol des Roches.

11 mai 1717 : Le château et le parc deviennent la propriété de Louis de Brancas, comte de Forcalquier, marquis de Brancas, Grand d’Espagne, Chevalier de la Toison d’Or, lieutenant général du roi et au gouvernement de Provence.
La dispute renaît entre les seigneurs laïcs hauts justiciers et les seigneurs ecclésiastiques moyens et bas justiciers de Juvisy.

1728 : Construction d'une nouvelle route, le "Pavé Royal de Lyon" ou « route des plateaux », dans la traversée de Juvisy. La voie de circulation est établie sur le tracé existant du cheminement de Lutétia à Mélodonum (Paris à Melun).

Construction du Pont du Roy devenu plus tard Pont des Belles Fontaines

 

L’entreprise est gigantesque et l’ampleur des travaux colossale. Il s’agit de creuser une large tranchée au cœur de la montagne afin d’amorcer une pente. Les remblais qui devaient conduire la route dans la vallée ont été élevés avec de la terre entassée après avoir été portée à dos d’hommes. Un pont fut établit afin d’enjamber l’Orge.  Une fois le pont terminé, il est orné de deux groupes sculptés par Coustou le Jeune. L’un d’eux représente le Temps portant un médaillon surmonté d’un génie. Le médaillon renfermait initialement le portrait de Louis XV. Au bas du monument une figure de femme personnifie la discorde. La seconde sculpture représente un groupe d’enfants soulevant un globe aux armes de France. Durant les travaux, des sources se mirent à jaillir aux alentours du pont. L’eau fut amenée jusqu’aux groupes qui devinrent des fontaines, en conséquence de quoi le pont fût baptisé « Pont des Belles-Fontaines ».  

1730 : Disparition du "Gîte Royal" et création du premier relais de Poste.

1740 : L'Académie des Sciences fait élever la Pyramide en bordure de la route de Paris pour perpétuer les travaux de Picard (1670), Cassini et Lacaille (1740).

1777 : Messire Claude Jean-Baptiste Brochant de Villiers, dernier seigneur haut justicier de Juvisy, acquiert le Château.

La Révolution

1789 : Les Etats généraux sont convoqués partout en France, où un allant d’espoir apparaît sous une énorme ampleur. Dans l’enthousiasme, les hommes se réunissent pour rédiger les « cahiers ».
À Juvisy, une réunion se tient à l’église où est rédigé le « cahier de Juvisy ». Vous pouvez le consulter à l’adresse suivante : http://www.persee.fr/doc/arcpa_0000-0000_1879_num_4_1_2229.

1791 : La Révolution gagne Juvisy, le château et le parc sont vendus.
Brochant de Villiers, dernier haut justicier de Juvisy fuit. Le château et son parc deviennent la propriété de Monsieur Poujaud. Le « petit château de la Cour de France » est vendu comme bien national. Le relais de Poste de poste lui est dirigé par le maître des postes, monsieur Petit.

L'Empire

1807 : Auguste de Monttessuy devient propriétaire du Château.
La Révolution ayant chassé le dernier seigneur de Juvisy, Brochant de Villiers, Monsieur Poujaud en était devenu propriétaire, avant de le vendre à monsieur Sevennes. En 1807, Auguste de Monttessuy, devient propriétaire de la demeure pour la somme de 26 000 francs. Auguste de Monttessuy est le père de Gustave de Monttessuy qui sera maire de Juvisy de 1823 à 1835.

1813 : Napoléon fait vivifier les fontaines du pont de la Route royale.
Se rendant à Fontainebleau, l’empereur s’arrêtait souvent au relais de Poste de Fromenteau situé au sein de notre commune, en 1813, il fit vivifier les fontaines du célèbre pont.

30 mars 1814 : « L'Aigle » apprend la capitulation de Paris à Juvisy. Il part du relais de Fromenteau et abdique le 12 avril 1814. Un évènement qui marquera l’Histoire sous le nom des "Adieux de Fontainebleau". Une statuette, offerte par l’empereur se trouve toujours à l’Observatoire Camille Flammarion.

1824 : Une croix autel est installée à l’entrée du village.
Elle sera dérobée en 1936, avant d’être miraculeusement retrouvée dans l’Orge lors du curage de la rivière quelques mois plus tard. Elle rejoindra alors son emplacement actuel, face au numéro 7 de la Grande rue.

La Restauration

Sous Louis XVIII et Charles X, Juvisy reste un petit village de 400 habitants, traversé par le vieux "Chemin de Lyon" et par la route de la Cour de France.

La Plus grande Gare du monde 

1840 : Création de la petite gare de Juvisy au dédoublement des lignes d'Orléans et de Corbeil.
Ce n’est que le 2 mai 1843 qu’est inaugurée la ligne marquant le début du trafic régulier en gare de Juvisy. Elle est mise en service par la compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO).
Au début des années 1860, elle devient une gare commune du PO et de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM). En 1864 est créée la première gare de marchandise. Elle prendra surtout de l’ampleur à partir de 1871.
À la toute fin du XiXe siècle, la gare devient trop exiguë en raison du passage des trains de la ligne de la grande ceinture de Paris. La section de Paris-Austerlitz est électrifiée, le nombre de voies est doublé, le bâtiment et détruit pour être reconstruit en 1907, sous la forme que nous connaissons aujourd’hui avec son campanile et son horloge. En parallèle, la ville se développe considérablement, sa population est multiplié par dix et atteint les 4225 habitants. C’est à cette époque que la gare sera surnommé « la plus grande gare du monde » en raison de sa position géographique stratégique.
La gare de Juvisy est aujourd’hui la plus grande gare d’Île-de-France en dehors de Paris intramuros, avec pas moins de treize voies et six quais. Plus de 1000 trains passent dans la gare chaque jour, parmi lesquels ceux des lignes C et D du RER et les TGV intersecteurs. 

De 1848 à 1870 : Création de la première école juvisienne

1848 : Le maire de Juvisy, Monsieur de Montenard, fait construire face à l’église une école dont la direction est confiée aux sœurs de la Présentation de Tours.

1850 : Juvisy compte 440 habitants.

1856 : Jacques Moulin succède à Monsieur de Montenard.

1860 : Puis Adolphe Auguste Gustave de Monttessuy, châtelain de Juvisy.

1869 : À la veille de la guerre franco-allemande, le conseil municipal est présidé par Adolphe Mérite.

Troisième République

17 sept. 1870 : Juvisy est occupé par les troupes prussiennes qui saccagent et dévastent de nombreuses habitations.

1870 : Alexandre Piver est élu maire de Juvisy. Il décède en septembre 1871 et lègue par testament une partie de sa fortune à la commune.

8 sept. 1871 : Louis Alfred Charlot lui succède, marquant ainsi l'époque des grands travaux qui vont modifier profondément la cité.

15 nov. 1873 : Le conseil municipal décide d'éclairer la ville au pétrole.

1881 : Juvisy compte 881 habitants. La ville inaugure l'école des garçons et l'école des filles qu'il a fallu agrandir. Le manque de place pour l'accueil des enfants sera également un problème pour les équipes municipales à venir.

1882 : Aménagement d'une place en bordure de l'Orge pour l'installation du Marché.

1882 : Camille Flammarion créé l'observatoire de Juvisy.

1884 : Installation à Juvisy du premier bureau télégraphique. Création de la gare de triage et des halles de transbordement des côtés...

1887 : La Compagnie Générale des Eaux entreprend l'installation de conduites dans toutes les rues de Juvisy.

1890 : Installation de l'éclairage au gaz. 40 lanternes éclairent alors la ville. Un arrêté municipal de 1892 précise : « L’éclairage aura lieu du 16 septembre au 15 avril inclus et commencera le deuxième jour qui suit la pleine lune pour cesser la veille du premier quartier ».
Il faudra attendre 1913 pour que l’intégralité de la commune soit éclairée durant toute l’année.  

1893 : Construction du premier pont pour piétons et routier sur la Seine.

1894 : Camille Flammarion annexe à son Observatoire une station de climatologie agricole.

1896 : Commence le lotissement du parc inférieur du château entre le coteau et les voies ferrées.

1900 : Juvisy compte 4300 habitants. La ville achète le château de Juvisy après un référendum local. Elle y installe une nouvelle mairie ainsi que des écoles.

1906 à 1910 : Création réclamée par la population des sorties de la gare côté mairie et côté Draveil. En 1907, le « Juvisy-direct » met Paris à vingt minutes. Les 4 000 habitants voient défiler les premiers « trains de banlieue ».
1909 : L’année où Juvisy faillit devenir une station hydro-minérale
L’eau de source de Juvisy, Les sources de la Cour de France
Les eaux et sources de la Cour de France jouissent d’une légitimité sans faille depuis des temps immémoriaux. Leur limpidité et leur saveur leur ont conférées le nom « d’Orgeat de Juvisy ». En 1750, l’abbé Lebeuf écrit « l’eau qui coule des fontaines et retombe ensuite dans l’Orge, en est claire et limpide ; il n’est presque aucun voyageur qui ne s’y arrête pour s’y désaltérer ».
En 1908 une étude est menée afin de faire de Juvisy une station hydro-minérale, suite aux demandes répétées de la population et des municipalités successives. L’objectif étant de faire reconnaître par l’administration compétente, la valeur et la qualité des eaux de sources de Juvisy.
Camille Flammarion et son adjoint Monsieur Loisel procèdent à une étude des conditions climatériques du milieu, tandis que les docteurs Bernard et Vinot de Juvisy ainsi que le docteur Courboulès de Viry étudient la valeur et la composition des eaux et la salubrité de l’habitat de la Cour de France. Le collège témoigne que les Belles Fontaines, sources et terroir, constituent une station parfaitement climatérique et hydrominérale. Trois millions de bouteilles se vendait alors à Paris et dans sa banlieue.
Le 4 février 1909, au travers d’un courrier, Monsieur Rageot, Président du syndicat des chirurgiens-dentistes de France, sollicite le conseil municipal en ces termes, «  Par suite des transformations amenées par les chemins de fer et de l’afflux de la population qui en a été la conséquence, les anciennes installations ont pour la plupart disparu, encloses dans les propriétés privées, notamment les fontaines et les sources où les habitants de la région venaient autrefois prendre librement les eaux […] Nous avons l’intention de restaurer et de centraliser quelques-unes de ces sources, d’installer un pavillon thermal permettant ainsi au public de déguster sur place l’eau des belles-Fontaines ». Le projet de monsieur Rageot ne put cependant voir le jour.    

1910 : En janvier, la Seine est en crue. Deux tiers des habitants sont sinistrés. On circule dans les rues en barque.

1911 : La partie supérieure du Parc Seigneurial est vendue puis morcelée.

1913 : Fondation de l'école Saint Charles : externat et internat pour les garçons, enseignement privé des petites classes au baccalauréat. L'éclairage électrique débute dans la ville.

De 1914 à 1945

1914-1918 : Près de 200 Juvisiens sont tués au cours de la Première Guerre Mondiale. L'école Saint Charles est transformée en hôpital militaire, appelé « hôpital militaire 250 ».

1921 : Inauguration du monument aux morts élevé dans le cimetière de Juvisy. Le plateau continue à se lotir.

3 juin 1925 : Décès de Camille Flammarion, terrassé par une crise cardiaque, dans son cabinet de travail de Juvisy-sur-Orge.  Inhumé dans le parc de l'observatoire, il y repose toujours aujourd’hui, aux côtés de sa première et seconde épouse. 

1929 : Construction de la Chapelle Saint Dominique sur le plateau.

1930 : Inauguration de l'hôpital de la Croix-Rouge. Le pont routier enjambant les voies de la gare est mis en service.

1936 : L'église Saint Nicolas, dont certaines parties menacent de s'effondrer, est démolie. Elle est remplacée à partir de 1938 par l'église Notre Dame de France.
La population de Juvisy s'élève à 8359 habitants.
La municipalité acquiert le Parc "Bel Fontaine" (actuel parc de la mairie).

1937 : La ville achète la propriété des Éditions du Cerf (installée sur le plateau) pour y installer des écoles primaires.

1939/1945 : L'armée allemande arrive à Juvisy en juin 1940. De nombreux Juvisiens sont faits prisonniers. Des résistants sont arrêtés et déportés, ainsi qu'une famille juive en 1944.

18 Avril 1944 : La gare de triage de Juvisy est bombardée de nuit par l'aviation Anglaise et le triage est détruit. De nombreuses bombes à retardement tombent sur la ville de Juvisy et sur Athis-Val. On dénombre plus de 100 morts et de très nombreux blessés. Un grand nombre de maisons sont détruites, ainsi que le château, le marché et le Collège Saint Charles.

La reconstruction

1945 : Au lendemain de la guerre, la reconstruction de la ville commence, s’amorce une rapide  transformation de la ville.

1950 : Le Mort-Ru est comblé.

1954 : L'Orge est recouverte et canalisée en centre-ville sur une portion comprise entre la fin de la rue de Thale et l’avenue d’Estienne d’Orves.

1955 : Nouvelle crue de la Seine.

1957/1958 : Construction du nouveau marché couvert.

1959 : Inauguration de la grande salle des fêtes, en lieu et place de l’actuel Espace Jean-Lurçat et du tribunal d’Instance.

1960 : Des immeubles H.L.M. en meulière s'élèvent dans le centre et sur le plateau.

1968 : Le pont sur la Seine, reliant notre commune à celle de Draveil (pont de la 1ère armée française) est ouvert à la circulation.
1970 : Les deux imposantes statues du Pont des Belles Fontaines provoquent un goulot d’étranglement sur la Nationale 7 de plus en plus fréquentée. Il est donc décidé de les déplacer dans le Parc de la Mairie, après les avoir démontées pierre par pierre.

1981 : Une passerelle est créée pour enjamber la rue Camille Flammarion.

1982 : Une autre passerelle enjambe la RN7 et permet aux habitants du plateau de se rendre plus facilement à la mairie. Cette même année, l’ hôpital public de Juvisy voit le jour afin de compléter l'hôpital de la Croix-Rouge.

Liste des maires successifs de Juvisy

La destinée de notre commune est confiée à des municipalités présidées par un maire depuis 1791, selon la chronologie suivante :

1791-1792 : Charles Petit
1792-1794 : Colombier
1794-1810 : Jouf
1810-1823 : Charles-Pierre Petit
1823-1835 : Gustave De Monttessuy
1835-1846 : Blazy
1846-1848 : Materre
1848-1856 : De Montenard
1856-1860 : Jacques Moullin
1860-1869 : Adolphe-Auguste-Gustave De Monttessuy
1869-1871 : Adolphe Mérite
1871- 8 septembre 1871 : Alexandre Piver
1871-1877 : Antoine Larbaud
1877-1878 : Louis-Alfred Charlot
1878-1881 : Charles Petit
1881-1884 : Alphonse Deligne
1884-1888 : Louis-Alfred Charlot
1888-1897 : Paul Marais
1897-1900 : Legendre
1900-1911 : Jean Argeliès
1911-1920 : Georges Vinot
1920-1921 : Paul Marais
1921-1935 : Georges Feuillet 
1935-1940 : Alphonse Berthoux
1940-1941 : Maurice Carême
1941-1944 : Adrien Aubert
1944-1945 : Paul Meillat
1945-1947 : Maurice Chevaux
1947-1971 : Xavier Pidoux de La Maduère
1971-1977 : Robert Thévenet
1977-1998 : André Bussery
1998-2014 : Etienne Chaufour
2014 (mandat en cours) : Robin Reda